Voici quelques conseils importants à suivre pour assurer la sécurité de votre enfant lorsqu’il voyage dans un véhicule autre qu’une voiture ou un camion.

Déplacement en autobus scolaire

  • De nombreux autobus scolaires n’ont pas de sièges d’auto ; cependant ils sont conçus pour protéger les enfants grâce à ce qu’on appelle la « protection passive ». Les dossiers hauts créent un compartiment coussiné qui retient les passagers lorsque l’autobus s’arrête brusquement ou est impliqué dans une collision, notamment lors d’une collision frontale ou arrière. Les enfants sont protégés, car le dossier haut absorbe l’impact produit par un enfant projeté vers l’avant ou l’arrière.
  • Les enfants sont rarement blessés lorsqu’ils se déplacent dans un autobus scolaire au Canada. Il est beaucoup plus risqué pour les enfants de se faire percuter par une voiture avant qu’ils parviennent à l’autobus scolaire ou après qu’ils en soient sortis.
  • En ce qui concerne les bébés, les tout-petits et les enfants d’âge préscolaire qui prennent place dans les autobus scolaires, Transports Canada recommande qu’ils soient retenus de manière appropriée dans le siège d’auto qui convient à leur taille et à leur poids. L’autobus scolaire doit comporter un système d’ancrages de retenues inférieur ainsi que des sangles d’attache pour les sièges d’auto qui nécessitent ce système. Les autobus scolaires fabriqués après le mois de mars 2007 seront équipés d’un certain nombre minimal de ces systèmes d’ancrage.
  • Les Normes de sécurité des véhicules automobiles du Canada permettent seulement le recours aux ceintures baudriers à trois points d’ancrage qui doivent respecter des normes similaires à celles des ceintures dans d’autres types de véhicules. En date du 1er septembre 2020, un autobus scolaire équipé de ceintures de sécurité devra répondre aux exigences techniques pour l’installation conformément au Règlement sur la sécurité des véhicules automobiles et ne pourra plus être uniquement équipé de ceintures abdominales.

Déplacement en avion

  • Aucune loi canadienne n’impose l’obligation d’utiliser des sièges d’auto dans les avions. Cependant, Transports Canada recommande que les jeunes enfants soient assis dans un siège d’auto lorsqu’ils voyagent en avion.
  • Certaines entreprises de transport aérien permettent aux enfants âgés de moins de deux ans de voyager gratuitement. Dans ce cas, l’enfant doit prendre place sur les genoux d’un parent.
  • Si vous voulez que votre enfant soit assis dans un siège d’auto pendant le vol, vous pouvez appeler l’entreprise de transport aérien et demander si le modèle que vous possédez s’ajuste au siège de l’avion, et demander également s’il existe des règlements propres à l’entreprise concernant l’utilisation de sièges d’auto pour les enfants.
  • Les sièges des avions ne comportent pas de boulons d’ancrage, de sorte que la sangle d’attache d’un siège d’auto face vers l’avant doit être correctement rangée, conformément au manuel du siège d’auto. De cette façon, personne dans l’avion ne risque de se faire frapper au cours d’épisodes de turbulence.
  • Les sièges d’appoint ne peuvent pas être utilisés dans les avions parce qu’ils nécessitent une ceinture abdominale et une ceinture diagonale et que les sièges d’avion sont dépourvus de ceinture diagonale.

Déplacement en taxi

  • À l’heure actuelle au Canada, il n’est nullement exigé que les compagnies de taxi fournissent des sièges d’auto pour les enfants qui prennent place dans les taxis et très peu de compagnies les offrent.
  • La loi n’interdit pas qu’un enfant circule en taxi sans siège d’auto, mais cela pose un problème pour les parents qui désirent protéger leur enfant lorsqu’ils se déplacent en taxi. Les options sont à l’heure actuelle très limitées. 

Déplacement en covoiturage

  • Les services de covoiturage, comme Uber et Lyft, doivent respecter les lois et les règlements sur les sièges d’auto.
  • Cependant, n’oubliez pas qu’il se peut que le covoiturage que vous demandez ne fournisse pas de siège d’auto. Si vous voyagez avec un enfant qui a besoin d’un siège d’auto, avertissez le conducteur lorsque vous faites la demande ou apportez votre propre siège. S’il ne dispose pas de siège d’auto, le conducteur peut annuler le trajet.

Déplacement en autocaravane

  • Le seul endroit sécuritaire pour un enfant qui voyage dans une autocaravane est le siège avant du passager faisant face vers l’avant, à côté du conducteur dans la mesure où un système d’ancrage est disponible pour la sangle d’attache (au besoin). Si ce siège dispose de coussins gonflables activés, ils doivent être désactivés, car ils sont conçus pour protéger des passagers de plus grande talle, et peuvent gravement blesser un enfant.
  • Les sièges des passagers situés derrière le conducteur ne sont généralement pas aussi bien attachés à l’autocaravane que ne le sont le siège avant du passager et celui du conducteur, et en cas de collision, ils peuvent plus facilement se détacher. Les parents peuvent demander au concessionnaire de l’autocaravane de plus amples renseignements au sujet des sièges des passagers. De plus, de nombreuses autocaravanes comportent des sièges latéraux. Les sièges d’auto pour enfants sont conçus spécifiquement pour protéger les enfants assis dans des sièges face vers l’arrière ou face vers l’avant et ne peuvent être placés sur des sièges latéraux.
  • S’il n’y a pas assez de sièges face vers l’avant pour le nombre requis d’enfants, ceux-ci ne peuvent pas prendre place dans une autocaravane. Les spécialistes s’entendent pour dire qu’il est mieux pour les enfants de s’asseoir dans des sièges d’auto appropriés, placés sur la banquette arrière de la voiture qui suit l’autocaravane. Les parents peuvent contacter Transports Canada pour plus d’informations.
  • De plus, les autocaravanes comportent des objets et des meubles qui peuvent devenir de dangereux projectiles en cas d’arrêt soudain ou de collision. Cela devrait être un facteur à prendre en compte lors du déplacement en autocaravane.