Selon l’Agence de la santé publique du Canada, les collisions automobiles sont la troisième cause d’hospitalisation et de décès dus à des blessures accidentelles au Canada.

Transports Canada rapporte qu’en 2018, 1 922 Canadiens ont été tués sur nos routes et 9 494 ont été gravement blessés.

La bonne nouvelle, c’est que jusqu’à 90 pour cent des accidents de la route peuvent être évités. 

School zone sign - speed limit 30

Réduction de la vitesse

La réduction de la vitesse est un facteur important pour la sécurité générale des piétons.

  • Un piéton heurté par une voiture roulant à 50 km/h est cinq fois plus à risque d’être tué qu’un piéton frappé à 30 km/h.
  • Même de petites réductions de vitesse peuvent être importantes. Chaque diminution de 1,6 km/h de la vitesse moyenne entraîne une réduction de cinq pour cent des collisions.
  • Il a été prouvé que la réduction de vitesse des véhicules était efficace pour prévenir les accidents et réduire la gravité des blessures.
  • À une vitesse de 30 km/h, les véhicules et les piétons peuvent cohabiter de façon relativement sûre. Cela signifie que les conducteurs ont le temps de s’arrêter pour les piétons et que ceux-ci peuvent prendre de meilleures décisions lorsque vient le moment de traverser.  
  • Les enfants sont plus à risque d’être heurtés par une voiture dans les zones où les limites de vitesse sont plus élevées.

Rappelez-vous que la vitesse et l’agressivité vont de pair. En tant que conducteur, respectez les limitations de vitesse et soyez patient lorsque vous roulez dans une zone de 30 km/h ou de 40 km/h : ces limitations de vitesse ne sont pas imposées pour rien. Elles permettent, preuve à l’appui, de sauver des vies. Les collectivités devraient faire pression pour faire abaisser les limitations de vitesse dans les zones où il y a beaucoup de piétons et de cyclistes.

Adoptez les pratiques exemplaires de conduite suivantes :

  • Utilisez judicieusement les dispositifs de commande des voitures et demeurez attentif à la route.
  • Respectez les lois et les règlements en vigueur. 
  • Soyez conscient de votre environnement. 
  • Devenez un exemple à suivre pour les passagers de votre véhicule.

Parachute se consacre à la promotion du développement de l’infrastructure routière qui permet de réduire les collisions et les principaux comportements qui causent les collisions automobiles : la distraction au volant, la vitesse et la conduite avec facultés affaiblies.

Distraction au volant

Il est essentiel de gérer les distractions avant de prendre la route. Désactivez le son de vos téléphones cellulaires ou éteignez-les avant de partir et rangez-les pour éviter de les utiliser. Évitez de manger, de boire ou de procéder à des soins personnels en conduisant : la multiplicité des tâches est l’ennemie de la conduite sécuritaire.

Une fois au volant :

Two yellow signs stating don't text and drive; road safety in black lettering
  • N’utilisez pas d’appareils portatifs de quelque nature que ce soit car ils élèvent le risque de distraction chez les conducteurs.
  • Sachez que votre attention est doublée lorsque vous ajustez les cadrans de votre véhicule.
  • Durant les quelques secondes où vous vous tournez pour attraper quelque chose dans le véhicule, vos yeux ne sont plus sur la route. Attendez d’être arrêté pour le faire.
  • Évitez les conversations téléphoniques, même avec des appareils mains libres, car cela peut constituer une source de distraction. Les passagers dans la voiture avec vous peuvent interrompre une conversation lorsqu’ils repèrent d’éventuels dangers, mais pas la personne au bout du fil.
  • Les passagers, en particulier les enfants, peuvent être une source de distraction lorsqu’ils parlent fort et se chamaillent.

Par distraction au volant, l’on entend tout ce qui est susceptible de détourner l’attention d’un conducteur. Les distractions peuvent être classées selon trois catégories : visuelles, manuelles et cognitives.

  • Distraction visuelle : le conducteur n’a plus les yeux fixés sur la route.
  • Distraction manuelle : les mains du conducteur ne tiennent plus le volant.
  • Distraction cognitive : le conducteur n’est plus concentré sur la conduite.

Il est également important de comprendre qu’en plus de ces types de distractions, celles-ci peuvent provenir de sources internes ou externes.

  • Internes : ces distractions proviennent de la voiture ou de l’esprit du conducteur (passagers ou pensées et rêveries).
  • Externes : ces distractions proviennent de l’extérieur de la voiture, notamment d’autres véhicules, d’affiches, de signes, du mauvais temps.

Soyez conscient de la responsabilité qui vous incombe en tant que conducteur devant contrôler deux tonnes ou plus d’un véhicule en mouvement et sachez repérer ce qui vous empêche de vous concentrer sur votre tâche de conduite. 

Conduite avec facultés affaiblies

keys hanging on top of glasses with alcohol

La conduite avec facultés affaiblies représente l’un des plus grands risques pour votre sécurité et celle des autres sur la route. Conduire en état d’ébriété ou sous l’emprise de drogues augmente considérablement le risque de collision, de blessure ou de décès (pour vous-même et pour les autres).

Connaitre les faits :

  • Selon le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances, la conduite avec facultés affaiblies par l’alcool ou les drogues est le principal facteur contribuant aux accidents graves sur les routes du Canada.
  • Chez les jeunes conducteurs de 16 à 25 ans, presque la moitié des collisions est liée à la consommation d’alcool.
  • Dans son rapport intitulé « Road Safety Monitor », la Fondation de recherches sur les blessures de la route, documente que le cannabis nuit à votre capacité de contrôler votre vitesse, de maintenir une distance de suivi adéquate, de rester dans votre voie et ralentit votre délai de réaction.
  • Avec un taux d’alcoolémie de 0,05 %, votre coordination et votre jugement sont réduits, vous n’avez plus la capacité de suivre les objets en mouvement, la conduite devient difficile, la réponse aux urgences est insuffisante et le niveau de vigilance est réduit. Les effets continuent de s’aggraver à mesure que votre taux d’alcoolémie augmente.

Si vous avez l’intention de consommer de l’alcool ou des drogues, ne conduisez pas. Prévoyez votre retour chez vous en toute sécurité : appelez un ami, un membre de la famille, un taxi ou restez chez un ami en qui vous avez confiance. Prendre la décision de ne pas conduire ivre ou intoxiqué pourrait vous sauver la vie.

Les personnes à risque

Au Canada, certains groupes sont plus à risque que d’autres d’être impliqués dans une collision automobile.

  • Transports Canada indique que même si les jeunes ne constituent que 13 pour cent des conducteurs titulaires d’un permis de conduire, ils représentent 25 pour cent de l’ensemble des blessés et des décès dus aux accidents de la route.
  • Les jeunes conducteurs âgés de 16 à 24 ans ont plus de risques d’être tués dans des collisions routières que tout autre groupe d’âge.
  • Parmi les autres groupes à risque, mentionnons les personnes âgées et les personnes atteintes de troubles médicaux, comme les maladies du cœur et les troubles cognitifs, comme la maladie d’Alzheimer.
  • Les hommes courent un risque beaucoup plus élevé que les femmes d’être impliqués dans un accident de la route.

Ce que nous pouvons faire pour rendre nos routes plus sûres

Parachute dirige le mouvement Vision Zéro au Canada – une initiative multinationale de sécurité routière qui réinvente les approches traditionnelles de la sécurité routière et qui est fondée sur le principe que personne ne devrait être tué ou grièvement blessé sur le réseau de transport routier. Vision Zéro repose sur une approche de responsabilités partagées entre tous les acteurs du système routier : politiciens, planificateurs, constructeurs automobiles et usagers de la route.

Des environnements bâtis plus sûrs diminuent le taux de blessures

Parachute reconnaît que les routes dans les quartiers à faible revenu ne présentent pas forcément les mêmes caractéristiques de sécurité que dans les autres quartiers. De plus, si nous améliorons l’accès des personnes aux services de santé, à l’éducation, à des revenus d’emploi, à des logements de qualité et à de meilleurs environnements sociaux, nous réduisons les taux de blessures. Comme nous l’avons mentionné dans les sections précédentes, les politiques qui appuient la mise en place d’environnements bâtis sains et sécuritaires, comme les limites de vitesse de 30 km/h et l’application de ces limites, diminuent les taux de blessures et leur gravité pour tous.