TORONTO, le 9 mars 2026 – De nouvelles données publiées à l’occasion de la Semaine nationale de prévention des empoisonnements, qui se déroule du 15 au 21 mars, démontrent que les médicaments contre la douleur demeurent la principale cause d’appels aux cinq centres antipoison du Canada, tous âges confondus. Contrairement aux idées reçues nourries par les récits de crimes réels et les romans policiers, la plupart des empoisonnements ne sont pas causés par des fioles mystérieuses ni par des personnes mal intentionnées.

« Nous devons vraiment repenser ce que nous considérons comme des poisons », affirme Pamela Fuselli, présidente-directrice générale de Parachute, l’organisme national canadien de bienfaisance dédié à la prévention des blessures. « Les médicaments sont généralement sûrs lorsqu’ils sont utilisés correctement. Toutefois, ils peuvent présenter des risques s’ils ne sont pas utilisés selon les directives. »

De 2020 à 2024, soit les cinq dernières années pour lesquelles des données nationales sont disponibles, les médicaments contre la douleur représentaient la catégorie de substances la plus souvent en cause dans les cas traités par les centres antipoison. Cela comprend les médicaments prescrits par un professionnel de la santé, ainsi que ceux vendus en vente libre. Plus de 34 000 cas liés aux médicaments contre la douleur ont été enregistrés en 2024, soit près de 100 cas par jour en moyenne. Plus du quart de ces incidents concernaient des enfants de moins de 12 ans.

« Les empoisonnements liés aux médicaments contre la douleur surviennent souvent lorsque la dose n’est pas respectée, lorsque certains médicaments sont combinés ou lorsque des enfants ont accès aux médicaments. », explique le Dr Josh Wang, président de l’Association canadienne pour centres antipoison et de toxicologie clinique (ACCAP), l’organisme-cadre des centres antipoison du Canada. « Nos centres comptent parmi leur personnel des spécialistes en information antipoison, du personnel infirmier et des pharmaciennes et pharmaciens. Ces spécialistes sont disponibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 pour aider toute personne au Canada qui soupçonne avoir été exposée à une substance pouvant lui nuire, ou qui craint qu’une personne qui se trouve avec elle y ait été exposée. »

Les cinq centres antipoison du Canada prennent en charge plus de 200 000 cas par année, y compris des cas d’exposition à des substances toxiques, ainsi que des appels de personnes qui souhaitent obtenir de l’information sur les poisons. Au Canada, un numéro sans frais permet de joindre le centre antipoison de votre région (excepté pour le Québec et le Nunavut).

Numéro national : 1 888 POISON-X (1 844 864-7669)

Au Québec : 1-800-463-5060

Au Nunavut : communiquez avec le centre de santé de votre région

Le Dr Wang recommande vivement à la population canadienne d’enregistrer le numéro correspondant dans son téléphone ou de le noter à un endroit bien visible à la maison.

Parmi les autres principales causes d’empoisonnement signalées, plusieurs sont également liées aux médicaments, notamment ceux utilisés pour traiter la dépression, l’anxiété et les crises convulsives, ainsi que les médicaments pour favoriser le sommeil.

Les adultes doivent se rappeler de bien lire les étiquettes et de suivre les instructions, y compris les doses recommandées pour les médicaments sur ordonnance et en vente libre, ainsi que pour les produits de santé naturels. Les personnes âgées qui prennent plusieurs médicaments ou qui risquent de confondre les doses devraient consulter leur pharmacien. Celui-ci peut les aider à mieux gérer leurs médicaments et à en assurer le suivi.

« Pour prévenir l’exposition des enfants à ces produits, il est essentiel de les entreposer de façon sécuritaire », explique Pamela Fuselli. « Gardez tous les médicaments que vous utilisez, qu’ils soient sur ordonnance ou en vente libre, dans un endroit sécuritaire. Ils doivent être rangés hors de la portée des enfants et conservés dans un contenant ou une armoire verrouillés. »

À l’occasion de la Semaine nationale de prévention des empoisonnements, Parachute, les centres antipoison et des partenaires de partout au pays lancent la campagne #RepenserLesPoisons, qui met de l’avant l’utilisation sécuritaire des médicaments, en particulier ceux offerts en vente libre. Visionnez les vidéos #Repenser lesPoisons.

Pour en savoir plus sur la prévention des empoisonnements et la campagne, visitez parachute.ca/spe .

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Pour les demandes des médias et les entrevues :

Kelley Teahen, Vice-présidente, Communications et marketing, Parachute

416 886-0950 (cellulaire)

media@parachute.ca

À propos de Parachute


Parachute est l’organisme de bienfaisance national du Canada voué à la prévention des blessures et à la réduction de leurs effets. Au Canada, les blessures constituent la principale cause de décès chez les personnes de 1 à 44 ans et représentent un fardeau économique considérable, coûtant 29,4 milliards de dollars par année à l’économie canadienne. Par ses activités d’information, de sensibilisation et de mobilisation, Parachute travaille à sauver des vies et à créer un Canada sans blessures graves. Pour en savoir plus, visitez parachute.ca et suivez-nous sur FacebookInstagram, X (anciennement Twitter) et LinkedIn.

À propos de l’Association canadienne pour centres antipoison et de toxicologie clinique

Fondée en 1982, l’Association canadienne pour centres antipoison et de toxicologie clinique sert de forum national bénévole favorisant la communication, le partage d’information et les échanges entre les cinq centres antipoison du Canada. Ses membres sont principalement des personnes travaillant dans les centres antipoison. L’association compte également parmi ses membres des spécialistes œuvrant dans le domaine de la prévention des empoisonnements, notamment des pharmaciennes et pharmaciens, des toxicologues judiciaires, du personnel de santé publique et des médecins d’urgence.